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    Coucou mes amis après une longue absence de presque un mois je reviens sur la blogosphère et je poste ce document très intéressant, je passe vous faire un petit coucou sur vos blogs  ce soir, bisous à tous !!


    Sur Mars, les opérations s’accélèrent. Plus d’une semaine après son atterrissage sur la Planète rouge, le rover Curiosity est entré en phase de test qui consiste à s’assurer que les charges utiles et scientifiques sont en bon état de fonctionnement. Ses premiers objectifs scientifiques, les cailloux environnant, sont en cours de sélection.

     


    « Avec Curiosity, nous avons atterri dans un endroit qui ressemble beaucoup à Mars, mais aussi à la Terre avec ces montagnes à l’arrière-plan, ces chaînes de montagnes pyramidales très découpées, et cela ressemble beaucoup à ce que vous voyez dans le désert de Mojave, c’est vraiment cool, ça vous fait vous sentir comme à la maison. » C’est en ces termes que s’est exprimé un géologue de la Nasa après les premières images du cratère Gale envoyées par Curiosity.

     

    Pour Francis Rocard, spécialiste de Mars et responsable des programmes d’exploration du Système solaire au Cnes, avec le succès de l’atterrissage de Curiosity et les signaux positifs que nous envoie le rover, il s’agit d’un « remarquable exploit technologique, d'un sans faute » et d’ajouter, un « échec aurait été catastrophique pour la communauté des martiens, tout le monde jouait gros ». Car la mission Mars Science Laboratory est de « type flagship, qu’on ne met sur pied que tous les 10 ans » et il aurait été très difficile de la remplacer avant bien longtemps.


    Le mont Sharp (le dôme blanc) est un des quelque 200 spots identifiés sur Mars où l’on trouve des argiles, un type de roches sédimentaires façonnées à une période où la planète était chaude et humide. © Nasa/JPL-Caltech/MSSS


    Après l'envoi des premières images du site d’atterrissage en haute résolution, les dix instruments embarqués sur le rover sont progressivement mis sous tension et testés. Tous les voyants sont au vert, comme celui de l'instrument français ChemCam qui vient d'effectuer son premier test fonctionnel. Un début qui rassure Francis Rocard, quant à la capacité du rover d'« aller au terme de sa mission, au pied du mont Sharp », la montagne centrale du cratère Gale (154 km de diamètre) qui culmine à environ 5.000 m et dont la forme en dôme devrait permettre à Curiosity d’en gravir au moins la moitié.

     

    Amener Curiosity au pied du mont Sharp

     

    Les observations réalisées depuis l’orbite martienne indiquent que cette montagne est constituée d’un empilement de couches argileuses et de sulfates. Ce qui intéresse les chercheurs, ce sont les argiles, de type phyllosilicates, car elles se forment sous une couche d'eau de surface, ou dans un sous-sol gorgé d'eau et pas forcément très acide, au contraire des sulfates qui témoignent d'alternance de présence passée d’eau acide et de longues périodes sèches. Autant d’indices d’un passé aqueux du site et de « conditions environnementales favorables à la vie microbienne » pour déterminer si les critères nécessaires à l’apparition de la vie ont un jour été réunis sur cette planète. Point important, Curiosity recherchera moins des traces d'eau, ce qui a été fait lors des missions précédentes, que des traces des autres constituants de la vie.


    Sans surprise, le site d’atterrissage de Curiosity ressemble à ceux des missions précédentes. Morne et plat, il s’agit vraisemblablement d’un « terrain d’origine volcanique où se trouve également l’ancien delta d’un fleuve ». Malgré l'absence apparente d’obstacles, l'endroit cache de « petites failles qui pourraient contraindre Curiosity à les contourner et des dunes de sable présentant un risque certain d’enlisement, comme ce fut le cas pour Opportunity qui en 2005 s’est trouvé bloqué pendant plus d’un mois avant que la Nasa ne réussisse à le libérer ».


    Curiosity, qui a atterri à 6 km du mont Sharp, ne va pas y aller tout de suite. Son départ est prévu vers la fin de l’automne, voire au début de l’hiver. D’ici là, il s’attardera sur les roches et le terrain qui l’entourent. Les premières cibles sont en cours d’identification et l'équipe de la mission planifie le calendrier des premières opérations.



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  • Spitzer n’était pas prévu pour partir à la chasse aux exoterres. C’est pourtant en utilisant ce satellite que des astrophysiciens ont probablement découvert deux exoplanètes, un peu plus petites que la Terre, autour de l’étoile GJ 436. L’une d’entre elles, UCF-1.01, pourrait être recouverte d’un océan de magma. Prudents, les chercheurs attendent des preuves supplémentaires.

     

    Autour de la naine rouge GJ 436, située à 33 années-lumière de la Terre, on connaissait déjà l’existence d’une exoplanète : GJ 436b. Similaire à Neptune par la taille, elle laisse toutefois les planétologues perplexes concernant sa composition chimique. Les caractéristiques de son orbite tendaient aussi à faire penser qu’une seconde exoplanète existait. On avait ainsi détecté en particulier ce qui devait être des changements dans l’inclinaison de son orbite, nécessitant l’existence d’un second corps exerçant des perturbations.

     

    La sonde Deep Impact, dont le nom est associé à la comète Tempel 1, mais que l’on connaît maintenant sous le nom d’Epoxi, avait, elle aussi, fourni des indications en faveur de l’existence d’une autre exoplanète autour de GJ 436. Remarquablement, quelques astrophysiciens, en se fondant sur les données d’Epoxi, en avaient déduit que Spitzer pouvait détecter des transits planétaires pour cette supposée seconde exoplanète.

    Une vue d'artiste des deux exoplanètes supposées autour de GJ 436. Il se pourrait que UCF-1.01 soit recouverte d'un océan de magma. © R. Hurt, SCC, Nasa, JPL-Caltech


    Spitzer est à court d’hélium liquide depuis longtemps mais il peut toujours être utilisé pour faire des découvertes, notamment parce que les données de ses observations sont archivées. Des astrophysiciens sont donc partis à la chasse à cette exoplanète avec Spitzer. Ils ne sont visiblement pas revenus bredouilles, comme le prouve l’article qu’ils viennent de publier sur arxiv.


    Des transits planétaires probables mais des masses problématiques

    Il semble bel et bien que des modulations de la courbe de luminosité dans l’infrarouge de GJ 436 correspondent à la présence non pas d’une mais de deux nouvelles exoplanètes effectuant des transits. La première, et celle dont la signature est la plus convaincante, a été baptisée UCF-1.01. Son rayon serait d’environ deux tiers de celui de la Terre et sa masse 0,28 fois celle de notre planète, mais il s'agit d'estimations sujettes à caution comme ne le cachent pas les chercheurs.

     

    Mais ce qui doit rendre cette planète spectaculaire c’est qu’elle boucle son orbite autour de sa naine rouge en moins de 1,4 jour. Sa température de surface a été estimée à près de 600 °C et elle pourrait même être supérieure. Il n’est donc pas impossible, selon l’un des chercheurs, qu’elle soit recouverte d’un océan de magma. Combien auraient donné un Haroun Tazieff ou des Maurice et Katia Krafft pour avoir l’opportunité de contempler un tel océan de magma ? En tout état de cause, une atmosphère, et encore moins la vie, ne peuvent exister à la surface de UCF-1.01.

     

    Pour ce qui est de UCF-1.02, son rayon et sa masse seraient similaires à ceux de UCF-1.01. Mais dans les deux cas, il s’agit d’estimations indirectes et les chercheurs savent qu’ils ne sont encore sûrs de rien. De plus, la signature de UCF-1.02, sous forme de transits, est moins convaincante que celle de UCF-1.01. C’est pourquoi ils parlent de découverte de candidats au titre d’exoplanète et non de la découverte de GJ 436c et GJ 436d.

      

    Quand on sait que sur les 1.800 étoiles identifiées par Kepler dans d'autres régions du ciel, qui sont supposées avoir des systèmes planétaires, seulement trois contiennent indubitablement au moins une planète de taille inférieure à la Terre, on comprend encore mieux la prudence des chercheurs.

     



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  • Alors que le retour d’échantillons martiens de la mission ExoMars à été repoussé, au mieux à l’horizon 2030, une équipe de chercheurs de la Purdue university est convaincue que des traces de vie martienne sont présentes sur Phobos. D’où l’idée d’y envoyer une sonde récupérer des échantillons et les ramener sur Terre.

     

    Faute de budget suffisant, la Nasa a été contrainte de se retirer du projet européen ExoMars de l’Agence spatiale européenne. Avec ce retrait, l'Esa perd la partie de la mission qui prévoyait de collecter des échantillons martiens, de les placer dans un conteneur récupéré par un engin expédié vers la Terre. C’est une très grande déception pour la communauté scientifique concernée consciente de l’opportunité unique qu’offrait la mission ExoMars pour préparer ce retour d’échantillons. La prochaine tentative n’est pas envisagée avant les années 2030.

     

    Pour des chercheurs de la Purdue university, il ne sera peut-être pas nécessaire d’attendre aussi longtemps. Selon eux, si la vie sur Mars a existé ou existait ces dix derniers millions d’années, Phobos est la meilleure chance de la découvrir dans des délais raisonnables !

     

    Des poussières de Mars dans le sol de Phobos


    Comme l’explique Jay Melosh, chercheur et professeur à cette université, Phobos (comme Deimos d’ailleurs, l’autre lune de Mars) pourrait abriter des traces de vie martienne. Autrement dit, des échantillons de Phobos contiendraient suffisamment de matériel récent de Mars pour y inclure des organismes. 

    Le pôle nord de Phobos vu par la sonde européenne ExoMars. Cette lune pourrait contenir des traces de vie martienne. © Esa /DLR /FU Berlin (G. Neukum)

     

    L'équipe explique la présence de matériaux martiens sur ces deux lunes par la formation de cratères d’impact qui les auraient enrichies en éjectant de la matière de la Planète rouge dans l’espace. Cette idée est loin d'être saugrenue, car chaque année la Terre reçoit près d’une tonne de matière en provenance de Mars.

     

    L'équipe a calculé que 200 g d’échantillons de la surface de Phobos devraient contenir, en moyenne, environ un dixième de milligramme de matière martienne. Il est évident que personne ne s’attend à découvrir des formes de vie en activité. L’absence d’atmosphère autour de Phobos rend sa surface invivable. Les rayonnements spatiaux et solaires ne laissant aucune chance de survie aux organismes et autres substances biologiquement actives.

     

    De la vie martienne en hibernation ?

     

    Les chercheurs estiment qu’au cours des dix derniers millions d'années se sont déroulé au moins quatre événements d'impact suffisamment puissants pour éjecter de la matière hors de la planète. De tous les grands cratères d'impact identifiés pendant cette échelle de temps, c’est le cratère Mojave, large de 60 km de diamètre, qui présente le plus grand intérêt pour les chercheurs. Il se serait formé il y a moins de 5 millions d’années, laissant à penser que Phobos a capturé de grandes quantités de matière de cette région.

     

    Les auteurs imaginent même la possibilité que Phobos puisse abriter des organismes vivants mais en hibernation, enfouis sous sa surface. Parvenus sur Terre, installés dans des conditions favorables, ils pourraient alors se réveiller, estime Loic Chappaz, l'un des membres de l'équipe, qui se souvient d'une étude à laquelle il a participé montrant que des micro-organismes peuvent survivre à des chocs violents, comme une collision d’astéroïde. D'autres études, rapporte-t-il, montrent que des bactéries peuvent tolérer une certaine dose de rayonnement cosmique.

    Après l'échec de la mission russe Phobos-Grunt, l'idée est un argument de plus pour tenter de nouveau une expédition de ce genre, bien moins coûteuse qu'une récupération d'échantillons sur le sol martien.


    Source : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/aller-sur-phobos-chercher-des-traces-de-vie-martienne_39875/



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  • Une nouvelle image réalisée par la sonde Cassini révèle l'étonnante disproportion entre la planète aux anneaux et quelques-uns de ses nombreux satellites.


    Lancée en 1997 et en orbite autour de Saturne depuis 2004, la sonde Cassini semble se porter à merveille, à tel point que les scientifiques lui ont confié depuis 2 ans une nouvelle mission, Solstice, qui consistera à étudier le solstice d'été dans l'hémisphère nord de la planète jusqu'en 2017. C'est dans cette zone que Cassini a suivi pendant des mois une immense tempête, une formation cyclonique apparue en décembre 2010 qui s'est étalée dans toute la bande tempérée nord poussée par de puissants courants atmosphériques, avant de s'affaiblir lentement ces dernières semaines. La sonde n'en a pas pour autant oublié d'étudier les satellites qu'elle croisait dans son périple, comme Dioné (un satellite bicolore dont une face est noire comme le charbon et l'autre blanche comme de la neige, à l'instar de Japet), y détectant au passage la présence d'oxygène, ou encore Phoebé, le plus grand des satellites irréguliers de Saturne.


    Les images de Cassini proposées par la Nasa sont souvent des gros plans pour montrer des détails à la surface des satellites, mais les différentes trajectoires de la sonde l'amènent parfois à embrasser du regard de sa caméra une grande partie du système saturnien, comme ce fut le cas en décembre dernier.


     

     

    Prise à un peu plus de 2 millions de km de Saturne, cette image révèle la taille démesurée de la planète aux anneaux par comparaison avec les satellites Encelade et Téthys. © Nasa/JPL-Caltech/Space Science Institute


    Sa majesté Saturne


    Le 7 décembre 2011, la sonde Cassini se trouvait à un peu plus de 2 millions de km de Saturne, soit environ cinq fois la distance qui nous sépare de la Lune. Le Soleil commençait alors à éclairer l'hémisphère nord de la planète dont les anneaux projettent désormais leur ombre sur l'hémisphère sud. Il est toujours difficile de se rendre compte de la taille de Saturne (son rayon équatorial vaut environ dix fois celui de la Terre) qui est pourtant la deuxième plus grande planète du Système solaire après Jupiter.


    Le passage de plusieurs satellites a permis de donner une échelle à l'image ci-dessous. À gauche, juste sous l'anneau, se trouve Encelade avec ses 504 km de diamètre. Ce petit satellite glacé est célèbre pour produire des geysers de vapeur d'eau qui vont ensuite se perdre dans l'anneau E. À droite de l'image, un autre point, plus brillant, trahit la présence de Téthys (1.062 km de diamètre), un astre dont la croûte gelée est fortement cratérisée. Une minuscule boursouflure sur l'anneau, à l'extrême gauche de l'image, laisse deviner la présence de Pandore (81 km dans sa plus grande longueur).


    Encelade et Téthys avaient déjà été saisis, ensemble, il y a quelques mois par la sonde Cassini mais cette fois en bordure des anneaux.


    Source : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/grandeur-et-demesure-depuis-la-banlieue-de-saturne_39664/


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  • Passé à un peu plus de 5 millions de km de la Terre le 14 juin dernier, l'astéroïde 2012 LZ1 a été étudié par le radiotélescope d'Arecibo. Verdict : il est bien plus volumineux que ce qu'on pensait.

      

    Les astéroïdes fascinent les astronomes car leur étude renseigne sur les conditions initiales qui ont prévalu à la naissance du Système solaire. Ces petits objets célestes sont en effet restés les mêmes depuis plusieurs milliards d'années après avoir rapidement évacué la chaleur de la nébuleuse protosolaire où ils sont nés. Certains de ces corps qui circulent dans le ciel sont régulièrement mis sous les feux de l'actualité. C'est par exemple le cas actuellement de Vesta qui reçoit la visite de la mission Dawn, un véritable succès selon Laurent Jorda, astronome au laboratoire d'Astrophysique de Marseille (Lam), qui considère que depuis l'été 2011, date de la mise en orbite de la sonde autour de l'astéroïde, Dawn a acquis assez d'informations pour comprendre comment Vesta s’est formé et a évolué dans le temps.

     

    Une autre raison de s'intéresser à ces objets concerne leur trajectoire qui peut les amener très près de nous. La dernière estimation de la Nasa fait état de 5.000 astéroïdes potentiellement dangereux pour la Terre, d'après les observations conduites par la mission Neowise, d'où l'importance de répertorier l'ensemble de ces corps et de bien connaître leur orbite, parfois influencée par la seule lumière solaire.

    L'astéroïde 2012 LZ1, qui nous a frôlés, était deux fois plus gros que prévu !

     

    2012 LZ1, ce faux maigre

     

    La dernière frayeur remonte au mois de janvier dernier avec le passage de 2012 BX34 à seulement 76.800 km de la Terre. Beaucoup moins menaçant, 2012 LZ1 était à un peu plus de 5 millions de km quand il s'est approché de nous le 14 juin dernier. Il avait été découvert seulement 4 jours plus tôt par Rob McNaught, célèbre chasseur de comètes et d'astéroïdes qui travaille au Siding Spring Observatory (SSO), en Australie. Les premières estimations de taille réalisées sur des photographies créditèrent 2012 LZ1 d'un diamètre d'environ 500 m, mais les mesures obtenues ensuite à l'aide du radiotélescope d'Arecibo ont porté sa taille à 1 km, de quoi déclencher l'extinction de l'humanité en cas de collision avec la Terre, ce qui est exclu (dans le cas de cet astéroïde) pour les 750 ans à venir...

     

    Cette différence importante entre les mesures photographiques et radar s'explique par l'albédo très faible de 2012 LZ1, qui ne reflète sans doute qu'entre 2 et 4 % de la lumière reçue, d'où une sous-estimation de sa taille si l'on ne prend en compte que sa luminosité. L'occasion pour Ellen Howell, qui travaille avec le radiotélescope d'Arecibo, de rappeler l'importance des observations radar pour mieux connaître les astéroïdes.


    Source : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/lasteroide-2012-lz1-qui-nous-a-froles-etait-deux-fois-plus-gros-que-prevu_39580/

     

    Nous avons évité le pire !


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